Laurent Bouvier, photographe amateur partage avec nous ses coups de coeur et surtout ses clichés inspirants.

Laurent Bouvier, passionné de photos, nous raconte son attachement au territoire. Toujours armé de son appareil photo, Laurent sillonne la région et partage ses coups de coeur sur ses 2 pages facebook, Le Pays Lensois et le Pays Béthunois qui engendrent de nombreux "Like". Normal, les photos sont magnifiques et les détails des monuments, des lieux et des paysages donnent tout simplement envie de se balader dans la région.

Pouvez-vous, vous présenter brièvement ? Enfant du territoire ? D’où vient votre passion ?

Je suis un lillois, très fier de ma région, qui travaille depuis plus de 25 ans dans le Bassin Minier. Je fais de la photo depuis plus de 30 ans. J’ai toujours été intéressé par le patrimoine rural et urbain de la région Nord Pas-de-Calais. Un livre acheté en 1997 (Dictionnaire D’Amboise Nord - Pas-de-Calais 59/62 - Editions Valéry D’amboise nov 1996) m’a donné l’idée d’associer mes passions pour la photo et la valorisation du patrimoine local. Professionnellement, je suis associé au projet Louvre-Lens depuis 2009 et à ses multiples retombées. Le constat est récurrent, pour un visiteur, le territoire lensois est méconnu. Souvent, c’est juste le Louvre-Lens et le stade Bollaert. D’où l’idée de faire connaître les 50 communes sous un angle différent puis ensuite les 101 communes du Béthunois. 

Le Pays Lensois et le Pays Béthunois, ces deux pages Facebook que vous tenez fédèrent énormément de monde grâce à vos photos qui touchent et qui montrent le territoire d’une belle façon. Pour vous, qu’est-ce qui vous inspire le plus ? La nature ? La mémoire ?

C’est un peu les deux à la fois. L’histoire de ces deux territoires est d’une richesse inouïe. La production industrielle et minière a bouleversé la physionomie des paysages mais la nature reste très présente. Le paysage est bien plus vert que noir. J’aime beaucoup l’idée par exemple "d’archipel vert" promue par les équipes d'urbanisme d’Euralens. En outre, les villes (Lens, Liévin, Bruay, Béthune, Arras, Douai, Oignies, Carvin, etc.) ont des histoires passionnantes. L’organisation urbaine, l’architecture la raconte assez bien. 

Vous prenez très peu de photos de portrait. Pourquoi ?

Et pourtant on me sollicite souvent ! Ma réponse va paraître peut-être un peu naïve mais je ne maitrise pas les règles de droit à l’image en matière de photo alors par précaution et sans doute à tort, je me concentre plutôt sur les paysages. 

Combien de temps passez-vous à chercher la photo qui fera mouche ?

En fait très peu de temps. J’ai toujours mon appareil photo dans la boîte à gants de la voiture. Mon regard est souvent tourné vers la couleur du ciel chère aux peintres flamands. Au delà, c’est souvent le hasard, l’habitude et la connaissance du territoire. L’expérience m’a appris que les meilleures photos étaient prises par opportunité, lorsqu’on est là juste au bon moment. Parfois, il m’arrive aussi de revenir « bredouille » ou déçu du résultat. Par contre quand je publie une photo, je suis incapable de savoir si elle aura ou non du succès. Certaines photos qui je trouve très réussies ne rencontrent pas leur public.  

La photo dont vous êtes le plus fier ?

Pour « Le Pays Lensois », c’est une photo prise, le 7 octobre 2013, le midi, au Mémorial canadien de Vimy. Cette photo techniquement n’est peut-être pas la plus aboutie mais je la trouve émouvante. Ce midi-là, il y avait beaucoup de touristes présents. J’échangeais quelques mots avec un étudiant canadien lorsqu’un écossais en kilt est arrivé avec une cornemuse. Après être monté sur le Mémorial, il joua plusieurs morceaux de musique. C’était poignant. Les touristes ont fait silence. Notre écossais est reparti ensuite comme il était venu. 

Un ami n’étant pas de la région, vient vous rendre visite. Quel programme lui concoctez-vous ?

Question complexe, il y a tant à montrer. Tout dépend aussi des envies et centres d’intérêt du visiteur. Pour quelqu’un qui vient pour la première fois, la visite du Louvre-Lens s’impose puis une montée des terrils jumeaux du 11/19, ou de ceux d’Haillicourt ou encore celui du 9/9 bis à Oignies, puis la visite de Notre Dame de Lorette et du Parc-Mémorial de Vimy. Le visite du château d’Olhain peut-être une excellente idée aussi. Un détour par la Grand’Place de Béthune en fin de journée pour siroter un verre en terrasse s’impose aussi. Au delà, si le temps le permet, un détour par Richebourg, pour visiter le Mémorial Indien et le cimetière militaire de "La Touret" peut être parfait avant de partir sur les places d’Arras et finir le circuit.

Les adresses de Laurent Bouvier 

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